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 Minamoto no Yoshitsune

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Messages : 101

Âge : 22
Pouvoir : Onmyôdô
Relations : Omokage no Fuda
Journal : Sôdan no Fuda
Daijô Daijin




MessageSujet: Minamoto no Yoshitsune
Ven 13 Déc - 11:45
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MINAMOTO Yoshitsune
dit Gikei

Âge: 22 ans.
Sexe: Masculin.
Date de naissance: 15 août.
Profession: Intendant de l'Empereur.
Feat.: Yoshitsune - Genrô


Caractère
Physique

Vous voulez donc savoir si je suis sociable? Oui, enfin je suppose.
Je ne suis pas difficile à vivre si c'est ce qui vous intéresse. En général je tourne ma langue sept fois dans ma bouche pour éviter d'empirer une situation ou dire des bêtises, ce qui est préférable. Malheureusement pour vous je ne dis jamais ce que je pense, même si je ne mens pas. Entre autre, je préfère acquiescer vos dires sans donner mon avis dessus, c'en est presque préférable. Car une chose avec laquelle je ne suis pas du tout à l'aise : ce sont les débats. Si je me lance dans les débats je sais qu'on m'y perdra, et je préfère rester saint d'esprit.
Ne vous faîtes pas une image trop faussée de moi par contre. J'ai beau avoir été élevé dans la cour et toutes les mondanités traditionnelles, j'ai un esprit bien moderne et j'incarne également la jeunesse récente. Je suis quand même plus à même de discuter avec autrui que mon père ou mes comparses de la cour. Après tout, on ne peut se développer sans le regard des autres et sans leurs avis propres.
Je ne parle pas beaucoup mais je ne bloque jamais une discussion et l'enrichis même lorsqu'elle m'intéresse vraiment. Je ne suis fermé à aucun sujet et j'apprécie d'autres visions qui me sont inconnues. Oui certes je ne suis pas très bavard, mais ce n'est qu'un détail. En outre je ne m'énerve jamais ou peut-être alors très peu de fois. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai ressenti de la colère, c'était peut-être quand j'étais plus jeune et que les cours m'insupportaient parfois.
Je ne dénigre jamais personne ni même les idéaux de chacun. J'estime qu'on est assez conscient soi-même de savoir ce que l'on prône ou non pour être influencé par une quelconque tierce personne. Je traite néanmoins tout le monde de la même façon, je ne fais jamais de favoritisme, ce que je trouverai absurde, que ce soit homme ou femme. Je ne recherche pas spécialement le contact relationnel plus qu'amical avec l'un comme l'autre, d'ailleurs si vous n'aviez pas demandé je n'aurai jamais pensé à le dire ici. Mais si c'est ce que vous voulez savoir, j'ai un malheureux et grand défaut : penser ne pas être assez bien pour réfléchir à un futur avec une personne à mes côtés. Pour couronner le tout, j'ai une famille restreinte qui ne demande qu'à faire taire au fond de moi ce genre de réflexions, alors même dès le début, vous ne me verrez jamais tendancieux à ce sujet. Ça ne veut pas pour autant dire que je suis fermé à tout cela, je suis après tout un homme comme les autres et surtout en plus de cela assez jeune, et l'homme comme on le sait bien ne peut se défaire totalement de ses besoins primaires. Dis comme ça j'ai l'air d'une bête...
Sinon seul, je suis assez patient, j'étudie beaucoup et pas seulement dans les livres. Je prends n'importe quelle opportunité pour pouvoir apprendre, c'est ce qui parfois fait de moi un rat de bibliothèque. Vous connaissez cette sensation de chercher quelque chose sur internet et de vous retrouver à cliquer sur tous les liens que vous trouvez parce que vous voulez approfondir ces termes étranges que vous ne connaissez pas? Oui, eh bien, je suis un peu comme ça.
Vous ai-je déjà tout résumé? Ah?... ce que j'aime et déteste? Je résumerai ça rapidement alors, vous venez d'avoir un aperçu déjà assez vaste de ce que je pouvais ou non aimer. Mais outre les livres traditionnels, les classiques et la musique, je suis assez féru de cuisine. Vous ne vous en doutiez pas? Moi non plus à vrai dire. Maintenant que j'y réfléchis, j'aime bien penser aux plats que je mangerai au déjeune et au dîner. J'aime lorsque c'est varié, et surtout lorsque je peux découvrir de nouvelles recettes. Après tout, je ne dénigre jamais mon estomac sans lequel je ne pourrai travailler.
Et certainement comme vous l'aurez compris jusque-là, je suis assez curieux. En apparence cette curiosité peut être de bonne augure, mais parfois elle me tend des perches que je ne suis pas du genre à effacer de mon champs de vision : oui, je suis curieux voir même trop. Et lorsque c'est un secret qui ne doit être découvert, cela me pique encore plus vers des chemins dangereux. Le danger? Après tout, il y a du danger partout donc bon, autant foncer quand on le peut! Enfin, je dis ça mais ne faites pas ce que je dis, ce serait pour votre bien...
Oui, j'aime prendre des risques. Ça dépend de quel sujet on parle – je ne mettrai pas sur le tapis les relations – mais cela est même ce goût du risque qui fera de moi quelqu'un de prudent. Si je ne prenais pas de risques, que serait-je, sans expérience? J'espère en tout cas vous avoir proprement résumé ce que je pouvais être, même si je sais que nombreux sont les détails que vous remarquerez sans que je ne m'en rende compte moi-même. Après tout, nous ne nous connaissons jamais vraiment n'est-ce pas?


Taille : 1m73.
Poids: 68kg.
Cheveux: Longs, noirs/violets.
Yeux: Bleus.
Autre(s) :
Comment me décrire? Hm, d'après la dernière visite médicale je suis de taille moyenne pour un yumenin, à peu près 1m73 pour presque autant de kilos. Je ne me suis jamais tellement posé de question au sujet de mon corps, mais je ne peux pas dire que je ne sois pas bien bâti à force d'entraînement. D'ailleurs, même si les nobles ne le sont pas, je suis de mon côté plutôt agile et svelte, ce qui me procure plus d'aisance lorsque je chemine, malgré les couches innombrables de vêtements que j'ai eu à porter jusqu'à aujourd'hui. D'après beaucoup de personnes, j'ai une peau incroyablement blanche. Ce n'est pas faute d'être resté longtemps au soleil pour gagner un peu de couleur, mais je pensais plus ressembler à une crevette qu'à une boulette de viande cuite. Et apparemment, je pourrai même me déguiser en femme si je le voulais... je ne sais pas comment prendre ce commentaire. Je suis fin, c'est vrai, mais je n'ai jamais demandé à l'être. Enfin, on ne le demande jamais n'est-ce pas?
Une chose à laquelle je ne démords jamais et à laquelle personne n'a le droit de toucher. Mes cheveux. Il est peut-être préférable pour un homme de garder une chevelure courte, question de pratique, mais je passerai outre les coutumes et je déciderai ce qu'il en est pour ce cas présent. Il sont très longs puisqu'ils descendent jusqu'à mes cuisses, et me procurent surtout une sensation de protection et d'aisance que je n'aurai pas sans eux. Bien entendu, je les noue sur la nuque pour qu'ils ne me gênent que très rarement, sinon cela serait bien inconfortable que d'écrire avec les mèches tombant de toute part. Pourtant je n'en prends pas plus soin, je les laisse pousser tout simplement en faisant attention à ce qu'ils ne dépassent pas trop, au cas où ils traîneraient au sol. D'une couleur sombre, l'on dit souvent qu'ils ont une teinte violacée. Ce que je ne peux nier après tout, et c'est peut-être aussi pour cela que je l'apprécie.
Mes yeux sont bleu, chose rare pour un yumenin. C'est vrai, et pourtant je ne suis aucunement issu de modifications génétiques particulières. Je me demande d'ailleurs d'où viennent-ils? Peut-être ma mère en ce cas, mais comme je ne la connais pas...
Pour mon accoutrement, il en va sans dire que je me vêtis le plus souvent en costumes traditionnels, car je suis quasiment tout le temps au palais ou chez mon père. Le traditionnel kimono, le hakama et surtout l'Ikansokutai, vêtement préféré des membres de cour, jusqu'à même les haori, les tabi et autres détails dont je vous passerai bien. Le chapeau aussi d'ailleurs, car c'est un effet important pour les réunions, autrement les plus âgés vous dévisagent également. J'ai souvent l'épée à la hanche mais je ne l'utilise jamais, je préfère même ne pas l'utiliser, elle sert souvent de décoration pour mon rang à la cour plus qu'une arme quelconque.
Je ne suis pas pour autant né de la dernière pluie, et ayant le droit pour l'instant de quitter le palais pour mon propre compte, je me vêtis également de costumes moins voyants. C'est aussi très pratique pour éviter de révéler son rang ou ses intentions. Dans ces moments je fais également attention à bien attacher mes cheveux comme il faut, car des cheveux trop longs apparemment cela attire les regards, en ville. J'évite aussi le maquillage des yeux, car seuls les plus effrontés ne le font, outre les membres distingués de la cour. Contrairement à ce que vous pourrez penser, mes manières changent du tout au tout, donc vous ne pourrez pas vous rendrez compte de mon statut. Après tout, me déguiser et changer de rôle c'est un atout que j'ai plus que tout... me mêler dans la foule, c'est mon principal but, j'espère ne pas vous décevoir au premier abord.
Par contre, quelque chose qui pourrait peut-être me trahir mais qui ne le fait pas, parce que bien évidemment, tout le monde peut en avoir : mon éventail. Un bel éventail sobre mais pas moins distingué qui est derrière ses dessins... en métal. Non, je n'ai pas besoin nécessairement qu'il soit en métal, mais ne sait-on jamais ce que je pourrais éviter à mon futur roi... une ou deux flèches mal placées, ou encore la sottise d'une bande d'idiots.
J'espère qu'avec cela vous aurez une vue un peu générale sur moi-même. Si besoin est, n'hésitez pas à me demander davantage.


Histoire

運命を呪詛せず、役割を生れ付くかもしれない
You might be destined for you role without cursing your fate


Le royaume de Yume est connu pour son représentant indéniable, irrévocable : l'empereur en personne. Descendant d'Amaterasu, le centre de ce pays qui sut se remettre de son modernisme pour revenir à des statuts et une vie passés. Ce que l'on sait moins, néanmoins, c'est que dans l'ombre un acteur prépare sa scène comme le ferait un metteur en scène, nettoyant la pièce pour que l'acteur principal n'y trébuche pas. On les appelle les Daijô Daijin 太政大臣, ou Les Intendants, conseillers de l'Empereur.
Pourquoi n'en parle-t-on jamais? Eh bien, un Intendant agit dans l'ombre de son maître. Il n'est là que pour le conseiller et l'assister. Et si je vous raconte cette histoire, c'est parce que moi-même suis l'unique héritier de cette tâche...

Dans de nombreux livres autant qu'à l'école, il est question de l'empereur, mais aucun ne cite réellement le nom de l'intendant ni même son rôle. Pour une bonne raison, c'est que la famille qui fournit ces hommes n'est composée que d'un membre, de deux à la naissance d'un héritier. Cette famille, c'est la mienne.
Il y a très longtemps, au-delà même des premières époques humaines, la famille des Minamoto luttait avec rage contre la famille des Taira, inspirant les plus grands récits tels que le Gikeiki 義経記 (Notes de Yoshitsune) ou le Heike Monogatari 平家物語 (Le Dit du Heike). De ces familles, aucune ne sembla s'en sortir dans cette nouvelle modernité, ne serait-ce que depuis la Bataille de Sekigahara en 1600, déclarant le début du règne de l'Empereur à Yume. Ce que l'on oublie cependant de mentionner, c'est qu'à l'époque Heian, bien avant tous ces événements, la famille des Minamoto fut créée pour parer à l'éventualité que de nombreux enfants de l'empereur ne pourraient hériter du trône. C'était un titre qui justifiait qu'ils étaient les enfants légitimes du roi, mais ils ne pourraient jamais monter sur ce fauteuil d'or et d'argent. Ils gardaient néanmoins leur place à la cour, leurs titres et surtout le droit de s'occuper de la politique avec la tête même du palais.
Après la bataille de Sekigahara, le seul et unique représentant des Minamoto si longuement refoulés dans les contes les plus antiques, fut demandé à la cour et servit rapidement l'empereur. Qu'il n'ait qu'un descendant arrangeait bien évidemment la famille royale, et rapidement Minamoto fut instauré comme famille unique au poste d'Intendant. Tout cela, en moins d'une ère seulement...

Mon père s'appelle Minamoto no Kiyomori.
C'est assez cocasse pour un Minamoto, que de recevoir le nom de son pire ennemi des temps anciens. Mais on ne le choisit pas, on le reçoit avec l'acceptation-même de servir sans savoir réellement son rôle exact. Il fut en tout cas comme moi je l'ai été par la suite, élevé par son père dans le but de servir l'empereur sans jamais se poser de question. Mais dans une ère où les empereurs n'avaient d'égards pour la société que ce qu'elle pouvait leur offrir, leur rôle était tout du moins aussi stricte.
Mon père n'eut jamais de vie sociale à proprement dite. Il n'appréciait que très peu la compagnie des autres alors qu'il se limitait à celle des chefs de clans ou de l'empereur. Ayant des idées très arrêtées sur ce que devait être un homme ou le monde, il n'était avant tout pas un interlocuteur pour les grandes discussions de pensées. Pourtant, c'est ce caractère-là qui lui permit de rencontrer ma mère, de l'aimer et de la chérir. La seule chose qui leur fut une barrière quelconque était l'incapacité pour mon père de combler le bonheur d'une femme souhaitant une famille nombreuse et épanouie. Elle ne put ni hériter du nom des Minamoto, pour préserver leur tradition et leurs secrets, ni même offrir à mon père la possibilité d'avoir plusieurs enfants. Je fus donc le seul et unique, né quelques mois plus tard de leur amour, avant que mon père ne coupe définitivement les ponts avec elle, de façon à ne pas la faire souffrir plus. Ceci fut la seule chose que j'appris d'elle jusqu'à aujourd'hui.

Je m'appelle Minamoto no Yoshitsune.
Souvent appelé par les adultes Gikei, comme mon ancêtre jadis, me faisant taquiner par eux. Petit, je ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais rapidement Yoshitsune fut pour moi un modèle et un exemple à prendre quant à sa servitude vis-à-vis de la famille Impériale. Je suis né un 5 février au cœur de la capitale de Yume, et fut rapidement pris en charge par mon père et le clan Mononobe. Je ne connus donc jamais ma mère, le concept même de mère m'était totalement étranger. Pourtant je n'en ressenti ni le manque ni l'envie. J'étais comme j'étais, et je l'acceptais tranquillement.
Je ne me rappelle pas vraiment de toute mon enfance, avant mes cinq premières années, mais ce que je sais c'est que j'étais très silencieux et je ne bougeais pas tant qu'on ne me le demandait pas. C'est un caractère que j'ai toujours eu et dont je n'ai aucunement honte, faisant de moi un enfant apprécié lorsqu'il s'agissait d'obéissance.
Mon enfance, à partir de mes cinq premières années, fut bercée par les grands classiques, par les poèmes et les contes, par le Dit du Genji. Je sus apprécier les histoires anciennes, leurs légendes et leurs mystères comme si elles pouvaient me transcender au travers du temps. Tout ce que je devais apprendre ne résidait que dans les rouleaux et les bibliothèques, dans les dires de mes maîtres. Je n'eus jamais à me plaindre. Bien entouré, je faisais scrupuleusement ce que l'on me demandait, et je recommençais lorsque je voyais mes erreurs. J'appris également la musique, à jouer de tous les instruments qui me plaisaient, mais celui avec lequel j'avais une certaine prédilection était la flûte traversière. Étrangement ce ne fut pas l'influence de Yoshitsune qui me dirigea vers cet instrument, plutôt ses sonorités particulières et la facilité avec laquelle je pouvais la manier. En plus de cela, il m'était possible de l'emmener où je voulais, et ce fut pour mon grand bonheur.
Outre ces arts des plus intéressants, je fus également sujet aux mathématiques et notamment à l'économie. On me forma peu à peu à la fonction de stratège et l'on m'inculqua les bonnes manières, les paroles de mœurs et les coutumes de cour. Tout ce qu'il y avait à savoir, pour un jeune noble. Mais c'est à ce même moment que je compris vraiment pourquoi on tentait désespérément de m'instruire de la sorte, comme si j'avais été la personne la plus importante du royaume.

27 novembre 1653.
Cette date restera dans mon esprit assez longtemps pour que je puisse l'écrire aujourd'hui-même. Je n'avais que cinq ans, certes, mais j'avais l'esprit déjà assez éveillé pour comprendre que l'événement auquel j'assistais, dans nos appartements, avait été l'un des meilleurs et plus gracié de tous les temps. C'était la naissance du prince, du fils de l'empereur déjà en trône. Je nous voyais encore, mon instructeur, mon père et moi dans cette petite pièce exiguë assez traditionnelle, où l'odeur du thé et de l'encens s'y mélangeaient avec une étrange harmonie, et où l'air pénétrait doucement par la porte coulissante. Dans cette pièce avait été aménagée une terrasse immense, donnant directement sur l'extérieur du palais autant que sur son balcon, histoire de ne rien rater de ce que le peuple regardait et pour ainsi agir en conséquence. Sur ce balcon lumineux s'était affichée la silhouette de l'empereur, grande et si prestigieuse, qui tenait entre ses bras un nouveau-né, un bébé. Je revois encore le doigt de mon père me l'indiquer, ses yeux se river sur les miens et, posant son autre main sur mon crâne, me souriant : "Fils, voici celui que tu serviras."

Les années de mon adolescence se succédèrent sans grande encombre. Je n'eus jamais à voir le futur souverain ni même à le rencontrer personnellement. Mon devoir était de m'entraîner durement pour le servir sans faillir, sans qu'il ne puisse pas compter sur moi. Je poursuivis donc mes études dans ce sens, approfondissant mes connaissances en politique, en gestion et en économie. Je n'étais pas spécialement doué pour la médecine, mais j'appris au moins à disposer des premiers soins au cas où personne ne le pourrait. Et plus que tout, j'appris à me défendre moi et ce qui allait être plus tard mon futur maître.
Outre les traditionnelles leçons que dispensaient les Kazama, je fus formé pendant quelques années chez le clan Soga. Même si celui-ci n'adoptait pas de comportement favorable à la tête du gouvernement, il ne refusa aucunement de prêter un intérêt sérieux en ma personne et de me donner les facultés nécessaires pour être ce que l'on nomme vulgairement : un assassin de premier ordre. Pour pouvoir assister un empereur, il fallait également pouvoir le protéger. Sans son roi un pays n'est plus rien... alors j'appris ce qu'il se cachait derrière ce métier, la profondeur de sa tâche et ce qui allait en résulter, finalement, de moi. Mon arme de prédilection fut rapidement l'éventail. Chose étrange me direz-vous, mais ce n'est pas un objet totalement interdit dans les instances, et je peux à ma guise l'utiliser. Un éventail assez lourd puisqu'en métal, mais assez discret en apparence pour ne pas éveiller les soupçons. Par la même occasion, ma façon de parler, d'agir et de me comporter face à autrui se modifia totalement avec cet éventail et l'enseignement reçu par les Soga. Bien entendu, je ne pourrai communiquer cet enseignement, qui relève de l'art secret de cette famille, et qui normalement ne sort pas de l'espace de son clan. Mais quoiqu'il fut dur et éprouvant, je n'en sortis que grandi.

À mes 18 années j'atteignis une certaine majorité, et j'avais demandé à faire un voyage au travers du pays. Je savais que j'allais servir l'empereur, et surtout que je ne pourrai pas visiter le royaume à ma guise. Cependant plus que cela, l'expérience que m'apporterait ce voyage se devait d'être primordiale pour le rôle que j'allais exercer aux côtés d'un souverain, et je me devais de lui apporter cette expérience avec le plus de sagesse possible. Je partis alors au-delà des contrées, et traversai le pays de fond en comble.
J'appris énormément de choses qui complétèrent grandement mon éducation, si ce n'est qu'elles la revirent totalement. Il n'était plus question de lire des textes et de la théorie, mais de ressentir les émotions des gens, de vivre leurs situations. Même si je n'étais pas totalement seul lors de ce voyage, vu que j'étais accompagné de mon instructeur, j'avais tout de même l'impression d'avoir été détaché du palais durant ces quelques années, et à mon retour, tout redevint plus différent encore.

Je revins à la capitale le 12 octobre 1669, lors d'un pèlerinage en direction des temples des Hijirikawa. Depuis, je ne cesse de perfectionner mes sens et mon écoute, je ne cesse d'éprouver mes connaissances sur les moindres détails qui pourraient être important. Je ne pourrai certainement pas être aussi doué que mon père, mais je ferai en sorte de l'être avec le temps. J'ai eu beau grandir avec l'esprit de mon rôle ancré dans mes veines, je ne l'ai jamais regretté et ai toujours chéri le fait d'être tombé sur une bonne famille. Combien d'être vivants cherchent actuellement une famille sur laquelle compter, et un rôle à jouer dans notre société? J'espère seulement pouvoir le jouer assez rapidement de façon à ce que j'aide le futur roi au redressement de ce pays enfoui sous ses propres cendres, tel un phénix en proie à la désolation.  


Name: Nashii.
Âge: Deux de plus.
Comment avez-vous connu Yume? huhu.
Remarques? aucune.
Senbonzakura: Tu as été mangé.





Dernière édition par Minamoto Yoshitsune le Jeu 23 Juil - 22:08, édité 2 fois
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