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 Kazama Kansuke

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Messages : 52
Figurant
Âge : 29 ans
Pouvoir : Module l'air chaud pour le transformer en objets.
Relations : I lost my trueself in your eye.
Journal : I lost my heart in your wind.
Chef de Branche




MessageSujet: Kazama Kansuke
Dim 24 Juin - 20:53
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ARASHI Kansuke

Âge: 29 ans
Sexe: masculin
Date de naissance: 6 février
Profession: 1er lieutenant de division des archers à cheval, chef de la branche des Arashi du clan Kazama.
Pouvoir:
Feat.: Yamamoto Kansuke - Nise no Chigiri.


Caractère
Physique

Kansuke est le genre de personne totalement calme et analyste qui prend le temps de bien regarder les choses autant qu'il prend le temps de comprendre la nature et le temps. Le calme et la sérénité qu'il dégage sont souvent là pour désarmer qui que ce soit, montrant alors la nature et surtout la distance qu'il a avec le monde qui l'entoure.
Kansuke est le type d'homme qui ne se laisse pas impressionner par ce qui n'est pas nécessaire, mais se laissera volontiers émerveillé devant les petites choses insaisissable de la nature ou de la vie. Il se plaira à discuter du temps et de l'histoire, à évoquer ses propres ressentis vis-à-vis de son environnement et mettra de côté ses idées politiques. Au premier abord il semblerait bien trop distant et froid pour pouvoir nouer une relation avec quiconque, mais en réalité c'est tout le contraire. Plus sociable encore que son chef, il n'hésite pas à aborder n'importe qui dans la rue pour lui poser, quelle qu'elle soit, engageant ainsi une conversation qui lui aurait été non attribuée. C'est bien le genre de personne qu'on ne s'attend jamais à faire telle ou telle action, à parler de telle ou telle chose.
Et quoiqu'un sourire s'affiche quotidiennement son visage, et ses rires brefs encourageant la bonne humeur, il peut aussi démontrer une colère impitoyable ou une froideur sans pareille qui serait peut-être équivalent à son chef et cousin si ce dernier n'avait pas été plus cataclysmique encore.
Il ne mesure pas sa force lorsqu'il est dans cet état et les dégâts sont tout aussi conséquents. Bien entendu, ça ne l'empêche pas d'être un professeur adorable et surtout sévère qui aime que les élèves se surpassent petit à petit autant physiquement que psychologiquement. C'est également un dresseur hors pair qui aime ses chevaux comme ses enfants et qui de sa grande maîtrise offre au clan un atout majeur principal.
Et pour finir dans la généralité de sa description, c'est aussi un garde sûr et dévoué.

Il lui plait de sortir régulièrement et de prendre de grands bols d'air, mais aussi et certainement de s'occuper de ses élèves autant que de ses chevaux. Kansuke est très attaché à la tradition et au clan, et voue une confiance totale et une fidélité sans failles à Kazama Chikage, chef du clan. Sa dévotion est telle que le moindre de ses demandes sont des ordres. Il aime énormément les membres du clan, et notamment les trois piliers à leur hauteur, mais préfèrerait ne pas avoir à les mettre en danger. Il prend plaisir au contact mais a peur des représailles et des dangers qu'ils peuvent encourir, c'est pourquoi il préfère être distant lorsque cela s'impose. Adorant les combats en tout genre, il n'aime pourtant pas les blessures causées aux autres et les répercutes souvent sur lui.
Kansuke déteste les traîtres et ne va pas de main morte lorsqu'il s'agit de les éradiquer. Ayant une vision de la fidélité et de la dévotion très forte, il n'hésitera pas à employer les grands moyens pour pouvoir écarter ceux qui n'en sont pas dotés. Dans les petites choses de la vie quotidienne, il n'aime pas trop s'approcher des femmes pour certaines raisons et préfère s'en tenir à la solitude ou la compagnie de quelques amis masculins.



Taille : 1m75
Poids: 70kg
Cheveux: blancs
Yeux: doré, borgne d'un oeil
Autre(s) :
Kansuke est un homme grand et doté d'une morphologie bien bâtie, à peu près 1m75 et 70 kilos, il opte pour un corps élancé et à la fois bien musclé par le combat et les années. Né avec une pilosité totalement blanche, il n'a pourtant pas la peau trop claire qui l'aurait caractérisé d'albinos, l'ayant plus hâlée qu'autre chose et marquée par le labeur dont il fait part chaque jour.
Ses cheveux sont d'ailleurs mi-longs puisque tombant jusqu'à ses omoplates, mais ils sont les plus souvent noués dans une natte sur son épaule droite de façon à ce que ceux-ci ne le gêne pas lorsqu'il bouge ou enseigne. Sur sa tête ils sont plutôt hirsutes et tombe sur son front en une frange du côté gauche plutôt effilée pour dissimuler un peu plus le cache-oeil noir qui garde son oeil gauche précieusement. De celui-ci, on peut pourtant constater une fine cicatrice qui finit son chemin sur sa joue comme pour insinuer la souffrance qui lui a été encourue de par les évènements qui s'y cachent. Une similaire lui est attribuée sur le torse du côté gauche.
Toujours doté d'un regard franc et sincère, le plus souvent souriant et serein, Kansuke a aussi le talent de remettre beaucoup de monde à leur place rien que par le regard qu'il évoque, un regard orné d'un doré propre à la famille des Kazama mais qui est souligné par la blancheur de ses cheveux.
Un brin mystérieux donc, qui est un adepte des vêtements traditionnels comme l'évoque son kimono quotidien gris aux tracés noirs, aux manches blanches ainsi qu'aux bordures dorées ouvert jusqu'aux abdomens qui lui donne un peu plus cet air décontracté sans pour autant tâcher sur la sévérité de sa démarche.
Il peut également associer des protections en tissus sur ses chevilles et avant-bras lorsqu'il s'entraîne, mais il adopte rarement des vêtements de style occidental, comme pour imiter son chef et cousin qui en est d'ailleurs l'instigateur du prêt à porter.
Kansuke aimera d'autant plus être pieds nus qu'en chaussures, mais il n'hésite pas à porte ses zori et autres lorsque la situation l'impose, restant tout de même dans le respect de certaines coutumes.


Histoire


Je n'ai jamais aimé la poésie. C'était chiant à en mourir. Mère disait que c'était un moyen de séduire et d'apprécier les femmes. Mais les femmes n'aiment pas les hommes qui composent, du moins, pas les guerriers.
Je n'ai jamais été intéressé par les femmes, ni même par les coquetteries. Je ne m'occupais jamais de moi. Tant que je mangeais, buvais, dormais et m'entraînais, le reste m'importait peu.
Mon père m'avait attribué une nourrice proche de la sienne, ainsi qu'une éducation appropriée quoique excessive. Non pas que je n'aie eu aucune connaissance en poésie, en femme ou en coquetterie, j'étais même assez habile en la chose. Mais lorsque le temps de commencer les bêtises et de comprendre ce beau monde était arrivé, j'avais effacé cela de mes pensées comme si ça n'avait été qu'un amas de fumée, et m'étais concentré sur ma carrière guerrière. Je n'avais que cela en tête à peine à cinq ans. Autant vous dire que mes parents étaient assez inquiets au début, car je n'avais aucun autre but que de m'entraîner. Ou presque.

 
『-Étudie avant tout. Le combat tu l'apprendras assez rapidement.
  Pourquoi, me suis-je demandé.
  -Tu le sauras bien un jour.
  Ce jour en question était apparu bien plus vite que je ne l'aurais espéré. J'avais six ans à l'époque, et un caractère des plus pourris. C'était lors d'un échauffement au tir à l'arc.
  -Tu as encore tiré trop fort! Regarde, la cible est détruite! Pourquoi tu ne peux pas te concentrer un peu? 』

Grommelant, je m'étais dirigé vers les buissons dans lesquels elle s'était perdue, alors que mon père tentait de réparer la cible. Comme je ne la trouvais pas, je m'étais enfoncé un peu plus entre les buissons en pensant qu'elle avait atteint l'autre côté. C'était bien le cas, mais aux pieds d'un garçon qui la regardait d'un air dubitatif.
Un garçon aux cheveux blancs et aux cornes saillantes sur le front, les pupilles dilatées qui s'étaient tournées pour me fixer avec cette expression d'indifférence que je découvrais pour la première fois. Il avait tourné la tête, mis sa main à plat parallèle au sol, déclenchant alors une bourrasque incroyable arrachant la flèche de la terre où elle était plantée et l'avait attrapée entre les doigts sans même se baisser. Le vent s'était calmé, il s'était empressé de venir à mon encontre. Par réflexe je m'étais reculé. Il s'était arrêté.

 
『-Tu as peur de moi?
  -Même pas vrai!
  Il m'avait tendu la flèche, je l'avais prise et le détaillais. Quelque chose m'intriguais. Plus que ces cornes et ces cheveux, plus que cet aspect tout droit venu de l'enfer.
  -Chikage!
  Il avait tourné le visage à l'appel.
  -Je dois y aller. 』


Le lendemain, ne supportant pas cette image sans explications ni cette nuit d'insomnie, je m'étais dirigé spontanément vers ce jardin interdit depuis si longtemps. Il était là, à l'ombre d'un pin, en train de lire ces fameux recueils dont j'avais une sainte horreur.


『-Hey, toi!
  Il avait levé le regard.
  -T'es qui?
  -On ne t'a jamais enseigné les bonnes manières?
  Piqué au vif, je m'étais enflammé.
  -Quoi? Tu veux te battre c'est ça?!
  La bagarre aurait pu commencer, mais il s'était levé pour me faire face.
  -Chikage. Et toi? 』


Hein? Pourquoi se présentait-il? Il se fichait de moi? J'avais cru comprendre cela au début. Alors je m'étais lancé sur lui et lui avait asséné un coup qui n'avait eu d'autre répercussion que la bagarre qui avait pu être évitée quelques secondes auparavant. J'étais bien trop sûr de moi. Tellement, que je m'étais pris une bonne rouste. Il m'avais tout de même aidé à me lever, mais j'avais gardé cette moue boudeuse qui me caractérisait.

 
『-Hareyuki. 』


Avais-je répondu en cachant mon menton entre mes bras, les genoux pliés.
C'est comme ça que j'avais rencontré l'héritier, et que j'avais également compris mon rôle dans son existence.

Contrairement à ce que l'on pouvait croire, je m'entendais assez bien avec lui. Tout le monde dans la famille avait été surpris par notre complicité, malgré nos rares bagarres. C'est donc assez rapidement que mon père m'avait expliqué mon rôle :


『-Tu es la substitution du jeune maître. S'il lui arrive quelque chose, ce sera toi le successeur! Alors ne nous déçois pas et étudie! 』


Ah. Donc c'était pour ça. Ils avaient trouvé la formidable idée de nous faire étudier ensemble. Si bien, que Kaze semblait moins seul, et moi je semblais moins indifférent. Les choses auraient pu fonctionner longtemps ainsi. Mais les histoires de famille, vous savez, empoisonnent toujours une ou deux journées d'existence. Voire la vie entière.

  『-Pourquoi tu fais cette tête?
  -J'ai un petit frère.
  -Ah. Et pourquoi tu fais cette tête?
  -... t'es sourd où quoi? 』


C'était l'année où Mikoto avait vu le jour. J'avais maudit cette année, et parfois je la maudis encore. Père et mère à le chouchouter, il s'était retrouvé pourri-gâté, le môme. Et qui était délaissé dans tout ça? Voilà.
Les journées avec Kaze se rallongèrent. Je dormais dans sa chambre, on prenait le bain, on étudiait, on s'entraînait ensemble. J'oubliais ma famille, j'oubliais Mikoto. Après tout, n'étais-je pas né pour copier l'héritier? Mais il me manquait quelque chose. Quelque chose que lui avait mais pas moi. Ces cornes si longues et ces cheveux blancs. Normalement je n'étais pas censé le savoir, mais comme nous vivions ensemble constamment, il avait fini par me dire qu'il était un Oni de vent, un Oni puissant. Moi je n'avais qu'une corne, noire en plus. Je faisais piètre figure à côté. Je l'enviais tellement, que parfois cette jalousie enflammait nos bagarres. Mais je l'aimais tout autant.
Celle qui ne me supportait pas, c'était sa mère. Une femme abominable. Elle savait que j'étais la roue de secours alors elle ne me touchait pas, mais sa langue ne manquait pas de m'attaquer avec d'affables paroles. Si elle devait être un animal, je dirais un serpent. Fourbe et malsaine.
C'est la première chose qui m'avait semblé pertinente, d'autant plus lorsqu'elle avait décidé les fiançailles entre Kaze et Aiko, une cousine à nous. J'aimais autant Aiko que le papier que j'utilisais au toilette. Et si j'avais pu, je l'aurais utilisé de la même façon. Car si Kaze avait une apparence démoniaque, Aiko cachait elle un cœur plus sombre encore que tout démon existant dans les profondeurs de cette terre.
Mais que pouvions-nous y faire, nous, si jeunes?

Au fur et à mesure du temps, nous avions réussi à nous préserver de tous ceux qui nous voulaient du mal. On faisait semblant, et je suis devenu son espion. J'allais récolter les informations et les lui donnais en retour. Ça nous avait permis d'imaginer ce que l'on ferait si Kaze devenait shôgun. Il s'est mis à penser à tous ces plans qu'il concocterait lorsqu'il prendrait le pouvoir. C'est ainsi que sont nées les quatre branches du clan, mais aussi ma nomination à la branche des Arashi.
Dans cette optique, les Trois Uji s'étaient affrontés de nombreuses fois. On évitait de se faire repérer. Mais c'est la mère de Kaze qui causait le plus de problèmes. En plus de maltraiter ses propres suivantes, elle maltraitait également tous les membres de la famille. Et la moindre personne à être en désaccord avec elle se retrouvait assez rapidement dans le jardin des sentences. Un jardin où tous les condamnés étaient crucifiés ou décapités. Appétissant, hm? C'était aussi l'année où ma mère avait fini ses jours, que l'on m'avait affiché de paisibles, tout en comprenant qu'elle n'avait pas dû plaire à la reine. L'affaire avait été étouffée dans l'embryon.
Enfin, je crachais dessus, mais c'était aussi comme ça que j'avais pu rencontrer Sumie. Qui était-elle? Une femme magnifique. Du même âge que moi, largement plus fine, plus timide, et qui était assez maladroite lorsqu'il s'agissait de discuter. Elle avait le teint typique de nos côtes, et des cheveux d'un noir si profond qu'on aurait pu la confondre avec une demoiselle de cour. Mais cette jeune fille n'était autre que la suivante de Dame Kazama, et c'était elle qui prenait tous les coups.

 
『-Sumie-san?... Mais... vous êtes blessée?!
  -Ce.. ce n'est rien!
  Je lui avais pris le bras et l'avais attiré pour constater les marques et les bleus.
  -Qui vous a fait cela? 』

Bien sûr, elle n'avait jamais pu le dire à voix haute. Elle n'avait pas le droit. Mais j'avais compris qui était derrière tout ça. Le seul truc, c'est que ne pouvais pas toutes les sauver, et en discutant avec Kaze, il m'avais seulement conseillé d'en parler à Dame Kazama. Ce que j'avais fait sans plus attendre. Appuyé de son fils, elle se vit contraindre d'accepter de m'écouter. Et les choses s'étaient enchaînées.

  『-Et quoi? Ne me dis pas que tu en viendrais à l'épouser?
  -Je suis là pour ça. 』


Je n'avais pas attendu la réponse de Sumie. De toute manière, elle savait que c'était sa seule occasion de sortir d'entre les griffes de la mère tyrannique, et quelques jours plus tard nous nous étions mariés. Le temps était vite passé, je partageais mon quotidien avec elle, mais aussi mes secrets. Nous nous comprenions et nous grandissions au rythme de nos connaissances très pauvres au début. Un bonheur que je n'aurais pu exprimer. Non, je n'aimais pas les femmes.
Seulement, un malheur bien plus grand devait le briser en éclats.
Kaze était tombé dans un coma profond et indéfini, un coma qui nous avait détruit de l'intérieur. Bon nombre de membres du clan avait fait semblant de compatir, mais la seule chose que je décelais dans leurs regards c'était ma silhouette. Pendant tout ce temps j'avais oublié ce rôle, et pendant ce temps de solitude, le peur de succéder au clan m'avait donné une bonne claque retentissante sur la dure réalité de mon destin. Étais-je vraiment né pour ce genre de choses?

Cinq longues années s'étaient enchaînées.
J'avais réappris à gérer l'administration, à donner des ordres sous ceux de Dame Kazama, à supporter l'enfant-aimée-du-papier-à-toilette et à lutter contre les médisances, les tentatives d'assassinat, les fragmentations des trois uji etc etc...
La famille s'était scindée encore plus qu'à son origine. Personne ne faisait confiance à personne, tout le monde faisait des coups bas, tout le monde utilisait les pots-de-vin et les meurtres. Le clan était devenu une poubelle. Littérale. Et entretemps, les nobles faisaient des poésies. Je détestais vraiment la poésie.
Vous imaginez bien que j'ai été le plus heureux du monde lorsque Kaze avait ouvert les yeux, malgré son amnésie. D'autant plus que j'étais le seul dont il se souvenait plus ou moins. J'aimais bien faire rager son épouse.
Comme si j'avais prédit ce réveil, je lui avais donné un cahier où j'avais écrit le quotidien de la famille ainsi que le mien pendant toute son absence. J'avais pris le temps d'ajouter des précisions, des histoires que nous nous racontions plus jeunes. Et tant mieux d'ailleurs. Il avait compris que j'avais fait ça pour son bien, au vu des modifications de sa mère et d'Aiko. Reprendre les rênes allait être pour lui assez difficile...

Et malgré mon aide, le clan s'était quand même déchiré.
Une période de guerres et de souffrances avait fait son apparition. Chikayo, chef retiré à cause de son épouse, était revenu après la mort de cette dernière et voulait y remettre de l'ordre. Si les guerres littérales s'étaient calmées dans la famille-même, les tensions étaient encore palpables. Il avait profité de ce calme pour conquérir les contrées et en unifier le pays, mais entretemps les choses se déchaînaient dans les demeures du vent.
C'est ainsi que s'était produit le Soulèvement de Kazeatari, souvent connu sous le nom de l'Affaire Kazamuki, et où j'avais perdu un œil ainsi que la seconde personne la plus précieuse à mes yeux.
Le matin même, j'avais été assigné à la protection des alentours de la demeure. Un espion avait entendu une magouille sur une attaque surprise à cet endroit, et arrêter les fautifs en pleine action était ma première mission. Quand une explosion à l'intérieur nous avait tous fait comprendre que c'était un leurre, et que la vraie cible était à l'intérieur. C'était Aiko leur cible, mais ce n'était pas elle qui se trouvait à cet endroit. Ils s'étaient trompés de chambre.
Je ne me souviens plus de l'état dans lequel je l'avais trouvée, ni même ce qui m'avais traversé l'esprit. Je me souviens seulement de ces rouleaux de poèmes teintés de sang et d'encres. Je déteste les poèmes, vraiment.
En voyant les fuyards je n'avais pas pu m'empêcher de les poursuivre. Leur niveau était assez élevé, j'avais tout de même pu les vaincre. Au détriment de blessures graves qui m'avaient causé plusieurs semaines d'alitement. La tristesse qui m'avait envahi n'avait plus de nom ni de mesure. Je ne mangeais presque plus, je ne parlais plus. Une vie fade s'était installée, un peu à l'égale de celle que j'avais, tout jeune.

 
『-J'ai besoin de toi.
  -Suis-je vraiment utile?
  -Tu le seras. Et tu t'appelleras désormais Kansuke. 』


Kaze n'avait pas attendu pour m'annoncer la suppression de tous les membres de la famille qui avaient participé au carnage. Chikayo avait même décidé de suivre nos plans, ceux qui divisaient la famille en plusieurs branches spécialisées. Mais comme les querelles extérieures avaient recommencé, il nous avait laissé le temps de tout organiser durant son absence.
Le décès de Chikayo avait poussé Kaze à prendre définitivement les commandes. Je suis ainsi devenu chef de la branche des Arashi, et les autres avaient été créés dans un but premier : cibler les membres et les unir dans une même cause. La spécialisation évitait aux plus têtus de tout contrôler, et à Kaze d'avoir moins de poids sur les épaules en se reposant sur nous. Éduquer les jeunes, dresser les chevaux et créer une armée d'archers, voilà mon nouveau but pour oublier. Une nouvelle ère commençait pour les Kazama, une nouvelle ère avec encore quelques zones d'ombre incarnées par Aiko. Mais je ne perds pas espoir quant à une résurrection complète et saine.

Je ne mentirai pas non plus en disant que je souffre encore de l'absence de Sumie. Je n'aimais pas les femmes, c'était la seule à me consoler. Aujourd'hui cependant je ne supporte pas la présence de femmes dans mon environnement proche. Un sentiment de culpabilité, d'impuissance peut-être m'envahit encore. Je refuse de voir une autre demoiselle souillée par la brutalité des hommes, c'est au-dessus de mes forces. Et guerrier que je suis, je ne peux éviter la guerre.
Car après tout, j'aime la guerre.

Fin.


Name: Kaze
Âge: 25
Comment avez-vous connu Yume? haha
Remarques? aucune
Senbonzakura: Tu as été mangé.





Dernière édition par Arashi Kansuke le Dim 9 Nov - 2:07, édité 2 fois
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Kazama Kansuke

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