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 La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito

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Empereur




MessageSujet: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Sam 8 Avr - 20:36
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Tsuchi-no-miya Yoshihito

Âge: dix-huit ans.
Sexe: masculin.
Date de naissance: 27 novembre 1653.
Profession: empereur depuis février 1671.
Feat.: Tsurumaru Kuninaga - Tôken Ranbu.


Caractère
Physique
Du haut de ses dix-huit ans, Sa Majesté Yoshihito fait généralement bonne impression.
Il vous regarde avec un air si bienveillant que vous vous sentez immédiatement à l'aise avec lui - du moins, aussi à l'aise qu'il est possible de l'être face à l'empereur. Il vous donne l'impression qu'il peut vous écouter, qu'il ne vous rira pas au nez mais qu'il prendra en compte votre avis si vous le lui donnez. Que l'espace d'un instant vous existez à ses yeux et qu'aussi longtemps qu'il vous regarde, vous avez de l'importance. Il vous donne envie de lui faire confiance, car il donne à ses mots tant de force qu'ils sonnent justes.
Et c'est peut-être là que réside le danger, car vous ne voyez pas ce qu'il y a derrière. Son sourire a la teneur du soleil levant, sincère et brillant, mais un peu froid. La douceur de son regard a quelque chose d'indifférent et vous laisse transparent. Il vous accorde de l'importance, mais il ne vous laisse jamais vous approcher de lui, conservant toujours une distance polie tout aussi significative que ses paroles. Le point de bascule est difficile à détecter, et pourtant, à un moment, Yoshihito cesse d'être ce jeune homme agréable dont le regard se fait presque affectueux pour entrer de plain-pied dans son rôle d'empereur. Un empereur faisant preuve de modération et de tempérance, c'est vrai, mais un empereur tout de même.

Il y a quelque chose de délicat dans ses gestes toujours si parfaitement calculés, parfaitement calibrés, que Sa Majesté effectue avec un naturel désarçonnant et maîtrisé. En dépit de l'élégance emplie de majesté qui caractérise chacun de ses mouvements, on sent poindre autre chose - un soupçon d'hésitation ou une force mal contenue, on ne serait dire - qui menace de briser ce fragile équilibre. C'est peut-être cette précarité qui fait toute la beauté de ce jeune homme, plus encore que la blancheur aveuglante qui l'habille - l'impression que tout pourrait s'écrouler en un instant s'il se laissait aller.
Tout aussi raffinée est sa conversation, presque entièrement constituée de mots longuement soupesés avant d'être enfin énoncés. La subtilité de son langage a été savamment étudiée sans que ses propos n'en ressortent artificiels ou faux. La voix est douce, posée, mais indéniablement masculine et déterminée, et Yoshihito ne la lève jamais, si ce n'est pour mieux se faire entendre. Elle s'exprime selon un ton calme et égal, empreint d'une poésie harmonieuse - sa façon de parler est mélodieuse et ne semble pas avoir d'équivalent. On peut oublier la voix, mais pas ce rythme personnel que Yoshihito semble insuffler aux mots - comme s'il était capable de leur offrir une nouvelle dimension jusque là insoupçonnée, comme s'il percevait la nature même des termes qu'il emploie et qu'il ne faisait que la rehausser.
Mais ce que l'on retient le plus souvent de lui est le fait que Yoshihito a le sourire aux lèvres en permanence, sourire qu'il offre avec une certaine humilité à son entourage et à ceux qui croisent sa route. Quel contraste superbe que la simplicité de ce sourire avec la préciosité de ses gestes - même s'il est un peu froid et qu'il n'est pas toujours réel, il étincelle sur son visage aussi sûrement que ses yeux d'or. Son sourire, c'est bien sûr son ornement le plus naturel, destiné à embellir sa face aux yeux du monde ; c'est aussi une arme, parfois, lorsque la situation est tendue et que tout signe d'énervement ou d'agacement de sa part passerait pour signe de faiblesse ou risquerait d'aggraver les choses ; c'est enfin un baume respirant de joie, qui invite à ne pas s'appesantir sur les lourdeurs de la vie et d'apprécier le moment présent lorsqu'il est disponible.
Oui, vraiment, Yoshihito donne vraiment l'impression qu'un futur radieux existe, et qu'il saura le faire advenir.
C'est que le jeune empereur a bien des atouts pour amener les autres à lui faire confiance - outre sa beauté quelque peu fascinante, il peut compter sur une grande vivacité d'esprit, développée par l'éducation riche et complète qui lui a été fournie depuis sa petite enfance. Si le niveau d'exigence qui était attendu de lui a parfois pu l'effrayer, aujourd'hui, Yoshihito se réjouit d'avoir été traité avec tant de rigueur, car cela lui est bien utile. Sa culture est donc relativement large, comprenant aussi bien des compétences politiques, économiques, militaires et artistiques, ce qui le rend à peu près apte à traiter de toutes les questions, sans pour autant être spécialiste de l'une d'elles - il dispose de toute manière de suffisamment de conseillers compétents pour s'en dispenser. Mais on ne finit jamais d'apprendre, et Yoshihito est de ces hommes qui s'émerveillent lorsqu'ils découvrent que l'étendue de leurs connaissances est moins grande que ce qu'ils croyaient.
Sa Majesté dispose également d'une sensibilité bien proportionnée, ni trop forte, ni trop faible, qui lui permet de faire preuve de compassion et de gentillesse envers autrui. Il ne parviendra jamais tout à fait à se mettre à la place des autres, mais il ne peut rester tout à fait indifférent face à la souffrance et à la détresse lorsqu'elle se présente sous ses yeux, et il ne désire pas endurcir son cœur jusqu'à perdre la capacité de s'en émouvoir. Il lui semble plus souhaitable de faire quelque chose pour essayer de diminuer cette souffrance - même si ce n'est qu'un petit peu.
Le désir de changement est profondément ancré dans les veines de l'empereur, sans qu'on ne puisse pour autant le qualifier de visionnaire ou de révolutionnaire. Il est toujours très prudent lorsqu'il s'agit de critiquer la politique de ses prédécesseurs, car bien qu'il soit tout à fait opposé à ce qui se faisait avant lui, il ne désire pas jeter l'opprobre sur ses parents. Le jeune homme fait preuve d'une lucidité parfois étonnante, pour quelqu'un qui a toujours vécu protégé, quant aux problèmes qui se rencontrent dans son pays et a sincèrement l'intention d'y apporter des solutions le plus juste possible. Nul miracle d'omniscience, Yoshihito est simplement bien conseillé : ce qu'il n'a pas vu, d'autres ont pu le lui relater. Particulièrement conscient des limites que sa position implique - choyé, protégé, privilégié, il n'a pas eu de vie à la dure, n'a jamais été persécuté -, il n'oublie jamais de prêter attention à ce que les autres connaissent, afin de s'approprier ces informations qui lui seraient autrement hors de portée. Cela a pu le rendre quelque peu influençable par le passé, mais ce trait de caractère est en train de disparaître à mesure que Yoshihito prend confiance en lui. Il se perfectionne de jour en jour dans l'art de savoir de détecter les subtiles tentatives de manipulation menées contre lui.

Mais il ne faudrait pas oublier que le sang de ses ancêtres coule dans ses veines, le sang d'empereurs parfois cruels et injustes. Yoshihito tire d'eux une inflexibilité fière, presque impossible à contrer. Le jeune homme sait ce qu'il veut, même s'il nourrit parfois quelques hésitations quant à la façon de l'obtenir, il ne dévie que rarement de son chemin, une fois qu'il se l'est fixé. À défaut des idées de son père, il a hérité de lui cette capacité à mener un projet politique jusqu'au bout - et, à moins qu'une mauvaise chute ne l'emporte avant l'âge, Yoshihito a toutes les chances de parvenir à ses fins lui aussi. Il peut compter sur une patience pratiquement inépuisable et une méticulosité travaillée comme principaux - et on se réjouira qu'il soit dépourvu de cruauté et de malice, sans quoi son règne pourrait prendre un aspect tyrannique.
L'excès de confiance est peut-être le trait de caractère qui constitue la plus grande menace pour lui, car il pourrait l'amener à prendre des décisions mal considérées, qu'il regretterait par la suite. Comme tout homme, il est possible d'endormir sa méfiance par des flatteries, pour peu que la manœuvre soit subtilement ordonnée, car il est bien plus aisé de le convaincre de poursuivre ce qu'il a engagé que de le montrer que, peut-être, il se fourvoie. Mais cela reste encore relativement rare, grâce aux avertissements de personnes bien avisées.
Pour les autres, le danger vient plutôt de l'intransigeance de l'empereur, que l'on peine parfois à deviner sous les airs agréables que Yoshihito se donne. On ne s'y trompe pas : même prononcé sur un ton léger et amical, un ordre est un ordre, et Sa Majesté tient à voir les siens respectés. S'il est plutôt enclin à pardonner égarements et maladresses, toute erreur ou désobéissance volontaire le contrarie profondément. Le jeune empereur a parfois du mal à accepter la contradiction et se montre souvent assez excessif envers ceux qui lui font obstacle - il les regarde de son sourire trop parfait avant de saper patiemment le fondement de leur pensée, sans le moindre égard pour eux, tout simplement. Yoshihito n'usera jamais lui-même de violence physique et répugnera à l'exiger de ses sujets, aussi considère-t-il que sa parole se doit d'être coercitive - il tend à lui donner une force performative dont il connaît déjà très bien le maniement. Peut-être prend-il un peu plaisir à voir les faces livides se décomposer devant lui, les sourires se faner, les épaules se tasser, une lueur d'inquiétude s'allumer dans l'œil - si c'est l'effet recherché.
(avouez que c'est tout de suite moins agréable lorsque vous essayez de vous montrer aimable avec votre interlocuteur et que c'est la réaction que vous obtenez)
En tout cas, cela peut surprendre : ce n'est pas forcément ce que l'on attendrait de lui, et clairement pas ce sur quoi sa réputation insiste. Mais ceux qui ont déjà eu l'occasion de se frotter à lui vous le diront : l'empereur est peut-être doux, mais il est loin d'être faible.

Bien peu de personnes peuvent se targuer de le connaître dans l'intimité : Yoshihito restreint au maximum le cercle très fermé de ceux qui peuvent prétendre à son amitié, honnête et sincère. Le jeune homme n'a généralement pas de mal à s'attacher aux autres ce qui, de son point de vue, peut parfois constituer un danger. Mais il veut en retour une affection partagée, il veut en retour une loyauté parfaite et illimitée - il exige une confiance qu'il ne retrouve jamais aussi parfaitement que chez Yoshitsune. D'amour, il n'en est en revanche jamais question : si Yoshihito se soupçonne un quelconque sentiment démesuré, il préfère prendre ses distances et couper définitivement les ponts avec la personne qui a su les éveiller - aussi douloureux que cela puisse être sur le moment, cela vaut toujours mieux que de laisser à quiconque la maîtrise de son cœur et risquer de tout perdre pour de beaux yeux. Il se contentera volontiers de ces attirances anodines auxquelles il peut choisir de ne pas succomber.
Plus honnête, plus spontané, Yoshihito s'attache un peu moins aux convenances - et l'on voit ses épaules de détendre imperceptiblement, comme si une partie de la tension qui l'habite s'envolait. Oh, bien sûr, ses gestes conservent leur élégance contrôlée, et il ne parvient pas vraiment à adopter un langage plus familier, quand bien même il essayerait - mais il y a quelque chose de simple, en lui, comme s'il pouvait enfin se laisser aller au naturel qu'il s'efforce de toujours contenir. C'est à ce moment-là, enfin, que son sourire s'épanouit et prend la chaleur de l'été, que ses yeux brillent comme le soleil à son zénith, qu'il se permet de libérer un rire clair et musical qui se délite lentement. L'incarnation même du bonheur.
Mais il ne faut pas oublier que Yoshihito a aussi ses états d'âme - que parfois, il souffre aussi, que parfois, il ne pense pas à la mort du précédent empereur que comme un simple événement politique, que parfois, il doute et hésite. Ces premiers mois sur le trône ont été particulièrement difficiles pour lui, il a notamment craint de ne pas être à la hauteur, et il commence toujours à prendre confiance en lui. Malgré tout, il a parfois besoin d'être seul pour exprimer cette mélancolie qu'il cache tout au fond de lui et que les autres ne détectent vraiment jamais - on ne sait pas vraiment ce qu'il regrette, et à vrai dire, lui même l'ignore sans doute. Peut-être une part de lui, qui aurait dû s'éteindre avec son adolescence, rêve-t-elle encore d'une autre vie un peu plus facile, où il n'aurait pas à se méfier de ce que les autres ont prévu pour lui. Une vie où il pourrait accorder sa confiance un peu plus souvent. Mais plus que de confiance, il a surtout besoin du soutien de ses proches, aussi peu nombreux soient-ils. C'est dans leurs yeux qu'il se sent prendre le plus importance - eux qui lui rappellent qui il est et ce qu'il doit faire, eux qui le guident quand il s'égare, eux qui le rassurent quand il a peur, eux qui le confirment dans ses choix lorsqu'ils sont justes, eux qui s'effacent quand il le faut.
Eux qui lui permettent d'être l'empereur qu'il est à ce jour.

Taille : 168 cm.
Poids: 60kg.
Cheveux: une cascade de cheveux blancs assez courts et soigneusement entretenus qui encadre un visage avenant.
Yeux: ses iris dorés prennent la couleur du soleil de son illustre ancêtre, Amaterasu.
Autre(s) : même sans avoir jamais rencontré l'empereur, il vous serait pourtant facile de le reconnaître, un coup d'œil vous suffit. Le blanc est sa couleur, elle l'habille des pieds à la tête, décolore même sa peau et ses cheveux, mais épargne ses yeux d'ors qui n'en ressortent que davantage. Il est très rare de le voir porter d'autres couleurs, et Yoshihito ne se le permet généralement qu'en privé, lorsqu'il n'a pas besoin d'être vu. Le blanc impressionne - il est chez lui toujours si clair, si immaculé que la lumière semble pouvoir s'y refléter, et l'on pourrait parfois détourner les yeux tant il est éclatant, et c'est peut-être pour cette raison qu'il l'a choisie. Impossible de passer inaperçu quand on rayonne autant.
On en oublierait presque qu'il n'est pas particulièrement grand, sans pour autant être tout à fait petit - Yoshihito a de la prestance, et peu importe si certains le dépassent un peu en taille, il compense largement par l'aura solennelle qui se dégage de lui. On le trouve beau et élégant, et il est vrai que sa figure lisse et ses traits fins et réguliers, son apparence travaillée mais encore un peu juvénile, sa silhouette fine et élancée sont du plus bel aspect. Bien sûr, son sourire est un atout charme incontestable : peu importe la richesse de sa mise ou de ses parures, rien ne peut tout à fait éclipser la splendeur de celui-ci, ni le visage doux et compatissant qu'il lui fait. Ce sourire est presque aussi caractéristique de Yoshihito que sa couleur, et ceux qui ont eu l'honneur de se voir adresser l'un d'eux ne l'oublieront certainement jamais.


Histoire
Sa vie avait basculée un beau jour de février 1671, le jour où le précédent empereur s'était éteint. À peine le corps de son père était-il refroidi que déjà, Yoshihito prenait sa place, devenant empereur de Yume. Il s'y était pourtant préparé - car l'état de son prédécesseur ne laissant que peu de doutes sur sa fin imminente, cette issue s'annonçait inévitable -, et pourtant, le choc de cette nouvelle avait été plus violent qu'il n'avait bien voulu l'avouer. À la douleur de la perte s'ajoutait l'anxiété à l'idée de prendre la tête d'un pays à un si jeune âge.
Il les gardait pour lui, ces battements de cœur affolés des premières fois, première apparition officielle en tant qu'empereur, premier contact avec ses sujets, premières directives à donner. Ces premiers jours s'écoulaient dans une atmosphère d'irréalité particulière : il se fut cru dans un rêve, mais les brumes du sommeil étaient trop lointaines pour qu'il entretienne cette illusion. Il avait eu peur au départ : Yoshihito se cachait derrière son sourire un peu trop parfait, en espérant se métamorphoser en cet autre nommé empereur que tout le monde désirait voir à la place de lui. Mais au fond de lui, il le savait - que personne ne pouvait tenir ce rôle mieux que lui, désormais, et qu'il ne faisait qu'accomplir ce pour quoi il était né. Il se savait bien armé pour affronter tout ce qui se présenterait à lui, mais l'expérience seule lui manquait - et ce n'était qu'une question de temps avant de l'obtenir elle aussi. Il était normal de douter au moment de se lancer, mais il ne l'ignorait pas, il s'y habituerait.
Toutefois, entre la théorie qu'on lui avait enseignée, les expectations qu'il s'était créées et la réalité, le décalage était plus grand que Yoshihito s'était imaginé. À bien y réfléchir, il y avait quelque chose d'étrange au fait qu'il devait son changement de son statut à un événement sur lequel il n'avait eu aucun contrôle. Il n'avait fait rien pour le mériter ; son père s'était contenté de mourir.
Cette mort posait d'ailleurs bien d'autres questions plus personnelles, qui taraudaient Yoshihito mais qu'il ne pouvait exprimer comme il l'aurait souhaité : lors de ses derniers mois de vie, son père avait-il su ? Avait-il compris que son fils romprait avec son héritage sitôt sa place prise ? Avait-il perçu, dans les rapports tout récents de Yoshihito avec les clans, que sa mort marquerait la fin d'une époque, et que Yoshihito en inaugurerait une nouvelle ? Et si Sa Majesté Kiyohito l'avait su, en avait-elle conçu de la tristesse ? Se sentait-elle trahie ? Avait-elle craint de voir sa mémoire salie par un fils qui, pourtant, l'aimait tendrement ?
Mais tout cela appartenait déjà au passé, sur lequel on lui demandait de ne pas trop s'appesantir, pour bâtir de ses propres mains un avenir que l'on espérait meilleur.
Majesté, vous avez beaucoup à faire, ne laissez pas ces sombres événements vous enchaîner et songez à l'avenir.
Mais que serait-il sans ce passé qui l'avait poussé vers ce jour précis ?

Sa naissance avait été un événement majeur dans tout le pays - mais bien sûr, le principal intéressé ne pouvait pas s'en souvenir. La liesse, la joie, le soulagement d'avoir un héritier qui se répandait telle une vague sur tout l'empire à mesure que la nouvelle se propageait lui étaient totalement inconnus, Yoshihito n'avait fait qu'en entendre parler. Tout cela éclipsait presque l'amour inconditionnel et empli de fierté qu'un père et une mère éprouvent envers leur nouveau-né - sentiment pourtant bien réel, Yoshihito n'en avait jamais douté, mais qui paraissait si trivial en comparaison de l'importance politique que sa naissance revêtait.
Les premières années de sa vie, celles où il était trop petit pour s'en souvenir, furent sans doute les plus douces, car on n'attendait alors rien de lui et on s'occupait de lui avec beaucoup de soins. Un enfant avait tôt fait de mourir, y compris dans les strates les plus hautes de la société, et il ne fallait pas que ce malheur lui arrivât. Cette attention constante à sa santé et sa sécurité ne changèrent vraiment jamais - et même monté sur le trône, Yoshihito devrait toujours affronter les inquiétudes constantes de ceux qui craignaient le voir trépasser trop vite. Les devoirs, quant à eux, allèrent en s'accroissant : dès qu'il fut en âge de marcher, de parler et de réfléchir (un peu) par lui-même, on le mit à l'étude, et on lui inculqua les bases de l'écriture et du calcul tout en éveillant déjà sa curiosité pour la culture - même s'il était trop jeune pour comprendre exactement ce qu'on voulait lui montrer. Cette routine s'enrichit de nombreuses autres disciplines au cours des années et évolua avec son accession au trône, mais ne devait jamais tout à fait cesser.
Yoshihito était loin d'être un mauvais élève : on le trouve travailleur, appliqué et concentré, et on louait volontiers ses capacités d'apprentissage qui ne semblaient pas avoir de limite. Le prince pouvait s'intéresser à tout et ne semblait pas exprimer de préférence exagérée envers un sujet ou un autre - et lorsqu'il avouait avec une sincérité désarmante qu'il ne comprenait pas quelque chose, on ne songeait jamais à remettre en doute ses capacités, et l'on accusait plutôt les explications qui devaient être brumeuses. Preuve en était qu'en reformulant, l'enfant finissait toujours par assimiler ce qu'on lui disait.
Déjà, il savait comment faire pour obtenir ce qu'il désirait, et il faisait preuve d'une docilité exemplaire pour pouvoir profiter de quelques heures de liberté, où Yoshihito recherchait la compagnie d'autres enfants ou tentait de trouver un coin du palais où il pouvait s'éclipser sans être vu - à la fois sociable et réservé, donc, selon un paradoxe qui le suivrait encore à l'âge adulte. Yoshihito ne désirait pas forcément grand chose, car il obtenait facilement tout ce qu'il demandait, aussi cherchait-il plutôt ce qui n'était pas à sa portée. La solitude est un sentiment que le jeune Yoshihito n'avait jamais connu - où qu'il aille, quoi qu'il fasse, il était toujours entouré, surveillé, protégé, si bien qu'il ne pouvait pas se plaindre d'être délaissé. Il cherchait donc à la goûter, même par procuration.
C'est durant ces jeunes années que Yoshihito se rapprocha du fils de l'intendant, qui était un peu plus âgé que lui, et qui était destiné à le servir une fois que lui-même serait le trône - concept un peu étrange sur le moment qui ne les empêcha pas de nouer une amitié sincère et solide qui surmonterait l'épreuve des années. Et de son avis, c'était exactement ce dont il avait alors besoin : de quelqu'un de confiance qui le suivrait toute sa vie comme son ombre.

L'adolescence avait constituée une étape plus difficile encore, car les responsabilités s'étaient encore accrues. Les savoirs enseignés se firent plus complexes et variés, mais ce n'était pas vraiment cela qui dérangeait Yoshihito. Toujours aussi intelligent, il appliquait à la lettre la méthode qu'il avait mis au point durant son enfance : faire ce que l'on attendait de lui pour obtenir ce que lui attendait en retour, et cela fonctionnait toujours aussi bien. Même les nouveaux instructeurs venus des clans se prêtaient volontiers au jeu, et il progressait sur le chemin du savoir avec aisance et humilité.
La principale difficulté, toutefois, relevait de sa relation aux autres, et dès cette époque, son rang imposait une barrière pratiquement infranchissable entre lui et les autres. Yoshihito n'était alors que le prince, mais son avenir d'empereur était quasiment certain, et cette ombre future planait constamment sur lui. L'adolescent était loin d'être idiot : il voyait bien que la plupart des gens un tant soit peu influents lui faisaient les yeux doux en ayant manifestement une idée derrière la tête. Leurs tons mielleux et leurs paroles dévouées étaient sans équivoques et lui demandaient, une fois qu'il serait sur le trône, de bien vouloir se rappeler de leur gentillesse à son égard et d'en tenir compte lorsqu'ils interagiraient avec lui. Comment s'étonner, dans ces conditions, qu'il se plaçât à distance d'eux, qu'il développât une méfiance envers des personnes dont la duplicité ne faisait aucun doute ?
Il entama une retraite méditative qui, à défaut d'en avoir les formes réelles, se déroula exclusivement dans sa tête, ou presque. Yoshihito se demandait parfois ce que la vie serait s'il était né autrement et si cette vie serait meilleure que la sienne - et lorsque, de loin, il apercevait quelque personne moins bien née que lui qui croulait sur le travail à s'en esquinter la santé, il devait reconnaître que la sienne était agréable par bien d'autres aspects, que ses propres contraintes étaient compensées par des douceurs dont les autres ne bénéficiaient pas forcément. Yoshihito en concluait que chaque existence avec ses avantages et ses malheurs, mais cela ne l'empêchait de désirer ardemment être quelqu'un d'autre, qui n'aurait pas à subir tant de pression et dont les erreurs, surtout, seraient moins graves que les siennes.
Car le jeune homme avait un caractère très doux, et presque maladroit par certains côtés, car il ne savait pas exactement comment s'exprimer son intériorité. Il songeait bien souvent que son éducation, pourtant très complète quant à la façon de s'exprimer en public, avait négligé cet aspect et même lui avait interdit ces épanchements, et que personne, mis à part son ami, ne s'intéressait à ses états d'âme indésirables. Comme s'il pouvait n'être qu'une personne politique dont toute personnalité privée pouvait être tassée et étouffée au profit de l'efficacité administrative. On lui disait pourtant qu'il se sentirait mieux quand il serait empereur, puisqu'il pourrait enfin mener la politique qu'il désirait, mais Yoshihito goûtant aux émois de l'adolescence, sentait que ce n'était pas exactement le cœur du problème. Il ne pouvait nier qu'à cet âge où la raison se développe de façon exponentielle, il était déjà en mesure de critiquer certaines mesures de son père - il lui fut très facile d'être opposé à la terreur abusive du Hakumei, puisque les résultats étaient suffisamment perceptibles pour que Yoshihito réfléchît à la question, mais déjà, il s'interrogeait déjà sur le danger que pouvaient représenter les camps, mais aussi un étranger outre-marin avec qui les relations n'étaient pas toujours très bonnes. Cependant, ce n'était pas à ce type de questions que Yoshihito voulait trouver des réponses, mais à d'autres - explorer les limites de son corps et du monde, voyager où il l'entendait sans être restreint par ses obligations, apprendre pour le plaisir et non par obligation, jouer avec les limites et les règles sans jamais les briser... tant de choses que la jeunesse offrait et dont il se sentait en partie privé.
Peut-être même voulait-il ne plus réfléchir et laisser son esprit totalement vagabonder. Il arrivait parfois que Yoshihito s'immobilisât brusquement à la faveur d'une pensée impromptue qu'il s'efforçait de suivre. On craignit même à un moment qu'il ne fût attendu de surdité, tant il semblait difficile de l'arracher de ses pensées, même si l'adolescent s'excusait toujours lourdement de s'être laissé absenté et ne manifestait aucun autre problème auditif. Il avait son petit caractère, parfois, et il pouvait être difficile de le contraindre de faire ce qu'il ne voulait pas.
Heureusement pour lui, il avait Yoshitsune et le père de celui-ci pour le tirer de ce mauvais pas.
L'empereur le reconnaissait volontiers, sans eux, il n'agirait sans doute pas aujourd'hui avec autant d'efficacité, et il serait peut-être un adolescent boudeur monté sur le trône sans être motivé.
Mais c'étaient eux qui lui avaient confié la clé pour être un empereur équilibré - oh, pas directement bien sûr, mais les indices qu'ils lui avaient donné lui avaient permis de construire sa propre réponse petit à petit.

Tout cela lui semblait bien loin aujourd'hui, alors que chaque matin qui le réveillait lui rappelait son statut encore récemment acquis.
Deux mois avaient été suffisants pour lui donner confiance en lui, mais pas pour changer le pays. L'air était devenu plus respirable pour les yôkai, mais rien d'autre n'avait changé. Yoshihito avait laissé le pays en grande partie comme il l'avait trouvé. Les réformes ne s'improvisent pas, après tout, et il commençait à peine à y travailler. Chaque jour qui passait lui faisait prendre conscience de tout ce qu'il y avait à faire pour rétablir un peu de justice dans l'empire et qu'il n'avait évidemment pas prévu.
De la dernière guerre, Yoshihito n'avait pas vu grand chose : ce n'était pas lui qui l'avait menée, mais d'une certaine manière, c'était lui qui avait hérité désormais la tâche de mener à bout la reconstruction. De quoi alourdir son fardeau davantage en lui posant des problèmes dont il aurait pu se passer.
Mais tout ceci n'est que le début : si le nom de Yoshihito était connu comme celui de l'empereur, beaucoup encore ignoraient ce dont celui-ci est capable. L'heure en est encore aux incertitudes, mais ne sont-elles pas justement propices à l'émergence d'un nouveau monde ?

Name: sans pseudo fixe, en ce moment.
Âge: la vingtaine /tousse.
Comment avez-vous connu Yume? top site.
Remarques? pardon pour le style, je ne sais pas du tout ce qui s'est passé.
Senbonzakura: Réponse validée ♪





Dernière édition par Tsuchi-no-miya Yoshihito le Ven 14 Avr - 14:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Lun 10 Avr - 11:09
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(re)Bienvenue ~
Bon courage pour ta fiche !! \o


Team #Aoko !
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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Lun 10 Avr - 11:38
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Bienvenue ! C:


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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Lun 10 Avr - 13:05
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Très bon début de fiche, continue comme ça ~

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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Ven 14 Avr - 14:19
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Merci beaucoup. ♥
J'annonce du coup que cette fiche est terminée, j'espère que ça ira. =/
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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito
Ven 14 Avr - 20:55
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Validation

Encore bienvenue, Votre Majesté, vous êtes validée!
Une fiche de qualité, l'on voit que tu as fait des recherches et que tu comprends ton personnage. Il va se développer dans une période difficile pour lui, mais nous savons que tu sauras l'incarner à la perfection : en voici déjà un bon début. Bon courage au Prince !

Comme tu as reçu ta couleur et ton rang, tu peux directement aller faire une demande de kit, logement ou RP. Les sections Journal et Relations te sont également ouvertes.

N'oublie pas de faire recenser ton avatar  Ici.

La partie Station Kaeru te propose de faire des RPGs de 500 mots maximum, mais tu ne pourras accéder à certaines zones RPG qu'avec un minimum de pétales. Pour tout ce qui est infos pratiques, tu les trouveras dans la section aide! En la consultant, cela t'évitera des soucis de compréhension et tu t'habitueras petit à petit aux zones du forum.

N'hésite pas à saluer les nouveaux venus, cela fait toujours plaisir. Ici, tu pourras discuter avec d'autres membres en dehors des aventures que vous ferez.

Pour toute question, que ce soit au niveau du développement de tes RPs que pour le codage, n'hésite pas à faire appel à ton parrain et au Staff : ils sont là pour ça!

Sinon, nous espérons que tu t'amuseras bien parmi nous et que tu t'y plairas!

Bon jeu!




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MessageSujet: Re: La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito

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La plus belle couleur du monde est celle qui vous va bien. // empereur Yoshihito

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